Thomas Kirchner: Heurs et malheurs du portrait dans la France du XVIIe siècle

Thomas Kirchner

Heurs et malheurs du portrait dans la France du XVIIe siècle

Traduit par Aude Virey-Wallon

broché, 224 pages

Date de parution : 12.10.2022

Le portrait est sans conteste le genre artistique le plus fécond du début des Temps modernes. Dans la France du XVIIe siècle, qui se distingue par une mobilité sociale inconnue jusqu’alors, le portrait permet précisément d’appuyer la revendication d’un nouveau statut social ou d’assurer un rang acquis, mais désormais remis en question. Le portrait se fait également l’écho de la discussion capitale concernant le rapport entre le corps et l’âme. Pourtant, les sources écrites parvenues jusqu’à nous, qui s’intéressent au portrait, sont étonnamment parcimonieuses. L’Académie royale de peinture et de sculpture fondée en 1648, en particulier, est presque totalement muette à ce sujet. Et ce, bien que nombre de ses membres gagnent leur vie comme portraitistes et que le genre voie son importance s’accroître au cours du Grand Siècle : les portraits se multiplient, tandis que leur prix augmente constamment. Il semble que l’Académie ait sciemment passé sous silence le portrait et les débats afférents, afin de mieux célébrer comme sa véritable mission la peinture d’histoire, sur laquelle l’institution nous a laissé d’innombrables témoignages.

 

La présente étude reconstitue les discours autour du portrait dans la France du XVIIe siècle et dévoile une discussion d’une vivacité surprenante, où d’aucuns se sont même demandé si le portrait ne méritait pas – plutôt que la peinture d’histoire – d’occuper la première place dans la hiérarchie des genres.

Table
  • 7–13

    1. Introduction

  • 15–19

    2. Tentative de définition

  • 21–28

    3. Le portrait dans la littérature artistique française

  • 29–35

    4. Le portraitiste

  • 36–52

    5. Comment faire un portrait

  • 53–59

    6. Séance de pose chez Robert Nanteuil

  • 61–68

    7. L’ennoblissement du portrait

  • 69–72

    8. L’arrière-plan du portrai

  • 73–90

    9. Le portrait historiographique et la galerie de portraits

  • 91–102

    10. Le portrait du roi

  • 103–115

    11. Le portrait du criminel

  • 117–133

    12. Physiognomonie et portrait

  • 135–142

    13. Beauté et morale

  • 143–150

    14. Le portrait dans la diplomatie, la politique et l’administration

  • 163–167

    16. Ce que le portrait ne montre pas : les dents du modèle

  • 169–170

    17. Pourquoi l’Académie royale n’aimait pas les portraits

  • 171–175

    18. Épilogue. Le portrait, un genre suprême ?

  • 177–216

    Notes

  • 217

    Crédits photographiques

  • 17ème siècle
  • histore de l'art
  • France

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Thomas Kirchner

Thomas Kirchner

a été professeur d’histoire de l’art moderne et contemporain à la Ruprecht-Karls-Universität de Heidelberg, puis titulaire de la chaire d’histoire de l’art de la période moderne à la Goethe-Universität de Francfort-sur-le-Main, ainsi que professeur invité dans plusieurs universités européennes et nord-américaines. Il a dirigé le Centre allemand d’histoire de l’art (DFK Paris) entre février 2014 et septembre 2022. Ses recherches portent principalement sur l’art français du XVIIe au XIXe siècle et sur l’art après la Seconde Guerre mondiale.
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